March 2, 2009

La crise impose de repenser le rôle de l’entreprise, par Franck Riboud

Pour le chef d’entreprise que je suis, la période dans laquelle nous sommes entrés soulève de manière très vive une question longtemps occultée et qu’il me paraît nécessaire d’affronter : celle du rôle de l’entreprise dans notre société. Pendant de nombreuses années, qu’on s’en félicite ou qu’on le déplore, il était admis qu’une entreprise cotée avait pour seule finalité de générer une valeur maximale et toujours croissante pour ses actionnaires. Cette conception étroite du rôle de l’entreprise nous a conduits dans l’impasse, et c’est pour moi une des leçons majeures de la crise. D’abord parce que la recherche de la maximisation du profit n’est mécaniquement pas durable : à force de se laisser griser par des taux de rendement de 10, puis 15, puis 20, et pourquoi pas 25 %, on oublie simplement qu’il y a une limite physique au-delà de laquelle le château de cartes s’écroule. Cette limite, nous venons brutalement de l’atteindre. (…) La question n’est donc pas de savoir s’il faut ou non faire du profit : un dirigeant qui oublierait qu’un niveau de profit satisfaisant est le premier critère de succès et de durabilité conduirait l’entreprise à sa perte. La question est de savoir comment on construit son profit dans la durée et comment on l’investit en tenant compte des contraintes et des intérêts de ses différentes parties prenantes. En un mot, comment on gère les équilibres complexes et les inévitables contradictions entre efficacité et protection, court terme et long terme, intérêts individuels et bien-être collectif… Image: lefigaro.fr

Source: Le Monde



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