Philanthropes, faites-vous mieux connaître
Les Suisses donnent beaucoup pour le bien public et les fondations privéees encore davantage. Mais celles-ci collaborent mal entre elles, ce qui nuit à leur impact social ou culturel. Une étude fait le point sur cette carence. Il ne faut pas croire ce qu’on dit: les Suisses sont généreux. Très. Deux tiers des ménages font régulièrement des dons. Ils donnent quatre fois plus que les Allemands ou les Français. En une année, cette multitude de petits gestes pour le bien public atteint la somme de 1,5 milliard de francs. Soit peu ou prou ce que donnent pour le même bien public les entreprises privées (1 milliard par année), ainsi que les fondations philanthropiques (1 à 2 milliards par année). Les fondations, la Suisse n’en manque pas. Elles sont près de 12 000, avec des actifs cumulés qui oscillent entre 30 et 80 milliards de francs, personne ne sait exactement, tant les données manquent en ce domaine. La moitié d’entre elles ont été créées lors de la dernière décennie, tirant certes parti d’un cadre juridique ou parfois fiscal avantageux. Mais la motivation qui pousse des individus à doter avec leur propre argent une fondation reste essentiellement altruiste: «Les Suisses ont une culture participative. C’est ainsi: ils veulent œuvrer pour le bien public», argumente Philipp Egger, directeur de la fondation alémanique Gebert Rüf, et membre de l’association faîtière SwissFoundations. More…
Source: Le Temps

