Attention sol glissant

C’est reparti pour un tour. Les bourses décollent, la plupart des indices actions grimpent. Le S&P500 qui suit les 500 plus grosses sociétés américaines a atteint son plus haut point historique ; du jamais vu en période de crise! En Suisse, le SMI des 25 plus grosses capitalisations suisses, est proche de 9’000 points. Historique aussi. Idem en Allemagne et en Angleterre. A regarder les courbes des graphiques de chacun de ces indices (voir ci-dessous), pas besoin d’être devin ni expert : un troisième pic se dessine et la descente à venir fera mal aux investisseurs. Indicateur avancé, les bourses émergentes lâchent d’ailleurs un peu lest depuis janvier. Comment se fait-il que cela recommence systématiquement ?

Il suffit de lire les journaux, de se promener en ville ou de discuter avec son voisin ; la situation économique est pourtant pour le moins morose. Pourquoi donc les bourses remontent-elles ? L’économie réelle est de plus en plus déconnectée du monde des capitaux. Les montagnes d’argent crées ces dernières années par les banques centrales ne font que renforcer cette déconnexion. Le spectre d’un retour de balancier est évident. Il ne faut plus se poser la question de savoir si ça va arriver mais quand ça va arriver. Gravir l’Everest ok, mais faut en revenir sain et sauf. Mieux vaut être bien équipé.

Il est impératif que les investisseurs lèvent le nez et définissent des stratégies d’allocation de long terme, basées sur des critères économiques, sociaux et environnementaux tangibles. Et il n’y a pas besoin de faire de compromis. Il est tout à fait possible d’obtenir une maximisation des rendements financiers et de l’impact social ou environnemental. C’est une question de combinaison. La responsabilité découle naturellement de la durabilité, et vice-versa.

L’industrie des fonds d’investissement socio-responsables existe déjà. Certains gestionnaires par exemple limitent volontairement certains secteurs d’activité comme l’armement ou l’alcool, d’autres ne sélectionnent que les meilleures sociétés par secteur d’activité et d’autres intègrent volontairement des critères de sélection environnementaux, sociaux ou de gouvernance. D’autres encore cherchent à donner un sens précis à leur investissement et définissent une thématique et des mesures d’impact. Il est donc possible de le faire. Mais pourquoi pas plus ? A vos piolets.

Publié sur Bilan où de nombreux autres blogs sont à découvrir.

Bilan & SFG // F. Sophia // 02.05.13

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