Finance durable : 10 faits que vous ne savez (probablement) pas sur la philanthropie en Suisse

« Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit », ce dicton de l’Evêque de Genève Saint François de Sales au 16e siècle a longtemps marqué la pratique de la philanthropie en Suisse. Aujourd’hui encore les grands donateurs préfèrent une grande discrétion, mais sont emprunts à moins d’anonymat et deviennent plus exigeant sur les résultats des actions soutenues. Voici quelques données et faits receuillis pour nous éclairer sur la réalité de la philanthropie en Suisse.

1.  Avec une fondation pour 620 habitants, la Suisse est un des pays au monde avec la plus grande densité de fondations. A titre de comparaison, nos voisins allemands ont une pour 5 000 habitants.

2. Il se créée plus d’une fondation par jour en Suisse. En 2012, ce sont 376 nouvelles fondations d’utilité publique qui ont été créées, les cantons de Genève et Vaud étant dans le peloton de tête avec respectivement 34 et 53 nouvelles fondations.

3. La moitié des fondations suisses d’utilité publique a été créé ces 20 dernières années.

4. 1354 : c’est la date à laquelle a été créée la première fondation Suisse, Inselspital. Créée à Berne par Madame Anna Seiler, elle est toujours en activité.

5. Les fondations Suisse disposent d’une fortune estimée autour de CHF 70 milliards selon une étude publiée en 2013  par le Center of Philanthropy Studies et Globalance portant sur 110 fondations. Ces fondations distribuent en moyenne 3% de leur capital, sauf celles qui ont décidé de distribuer l’intégralité de leur capital (capital consommable) et donnent alors en moyenne 5% de leur capital par an.

6. L’alignement de la stratégie d’investissement avec la mission idéelle de la fondation est un sujet qui gagne en importance. A titre d’exemplarité avec une classe d’actif de choix, on estime à 27% la part mondiale de la microfinance commerciale gérée à partir de la Suisse et Genève s’est très tôt transformée en un centre de référence pour la microfinance et ce que l’on nomme « l’impact  finance ».

7. 70% des ménages suisses donnent au moins à une organisation et le montant de don moyen serait passé en 2010 de CHF 458 en 2009 à CHF 694. La proportion des personnes ayant donné plus de CHF 1000 a progressé de 5% en 2009 à 16% en 2010.

8. 20% de défiscalisation. Au niveau fédéral, 20% du montant des dons est défiscalisalisable. Au niveau des impôts cantonaux, chaque canton choisi les taux d’imposition, mais la règle la plus souvent appliquée est la suivante : jusqu’à 20 % du revenu net pour les personnes physiques, 20% du bénéfice net pour les personnes morales.

9. 10. C’est probablement le nombre de fondations Suisse dites abritantes ou faîtières, c’est à dire qui abritent des fonds ou fondations qui permettent de donner et offrent ainsi une alternative intéressante à la création de fondation indépendante. Le Conseil Fédéral leur a reconnu en février 2013 la possibilité de s’autoréguler à celle-ci dans le cadre actuelle de la loi en vigueur.

10. Chaque suisse a la possibilité de faire des dons transfrontaliers depuis la Suisse grâce au réseau de donations transfrontalières européen.

Publié sur Bilan où de nombreux autres blogs sont à découvrir.

Bilan & SFG // E. Eichenberger // 18.06.13

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