Finance Sharia et investissement durable, kif-kif?

La finance islamique part du postulat qu’il ne peut y avoir d’économie et par conséquent de création de valeur à long terme sans moralité. Elle se place ainsi en promoteur d’éthique et d’une forme de justice sociale dans l’industrie financière. Une grande partie de la population musulmane fait aujourd’hui face à des défis sociétaux majeurs, comme la réduction de la pauvreté et la gestion des ressources naturelles. Ces thèmes de durabilité devraient encore prendre de l’importance à l’avenir, que ce soit au travers du développement de la microfinance islamique et de produits d’investissement thématiques Sharia.

La finance durable, éloignée de considérations uniquement morales ou religieuses, poursuit un objectif similaire en s’attaquant aux enjeux universels qui touchent l’humanité.

La croissance qu’ont connue la finance durable et les investissements Sharia peut s’expliquer en partie par une exigence de transparence et la volonté d’une finance plus en ligne avec l’économie réelle. Pour autant, ces approches ne pourraient se développer si l’industrie financière n’avait la capacité de répondre à cette demande au moyen d’approches professionnelles et avec des produits performants et de qualité.

Ambitions partagées

L’investissement responsable et la finance islamique sont deux approches intégrant des éléments extra-financiers dans les choix d’investissement – ou de désinvestissement. Une gestion active, une logique non spéculative, elles ont en commun cette volonté de financer à long terme des entreprises « championnes ».

Tout porte également à croire que nous allons assister à l’émergence d’une large gamme de fonds durables Sharia intégrant des critères ESG*. C’est ce que nous expliquera Monsieur Hasan Al Jabri, CEO de SEDCO Capital, lors du prochain Geneva forum for sustainable investing (GFSI), le 6 juin prochain à Genève.

Publié sur Bilan où de nombreux autres blogs sont à découvrir.

Bilan & SFG // N. Guerdat // 02.05.14

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