Gouvernance ou Ingérence

Dans son dernier rapport trimestriel, le fonds souverain norvégien exprime son intention de s’engager de manière plus importante dans les sociétés dans lesquelles il détient une part substantielle des actions et des droits de vote.

Le fonds d’investissement du gouvernement norvégien est le deuxième plus important au monde avec une fortune estimée à 750 milliards de dollars. Conscient de son poids financier, cette institution souhaite désormais faire entendre sa voix et influencer positivement le fonctionnement des entreprises. Son engagement actionnarial poursuivra deux axes : celui d’une plus grande responsabilité du conseil d’administration ainsi que la possibilité d’imposer un représentant du fonds au comité de nomination.

Cette activisme actionnarial croissant fait écho à une situation identique de l’autre côté de l’Atlantique. Le niveau de dialogue entre les caisses de pension publiques, mais également d’autres investisseurs de long terme, et les entreprises ne cessent d’augmenter. C’est ce qui ressort du premier rapport de gouvernance d’entreprise du fonds de pension des enseignants californiens (CalSTRS). Le rationnel derrière ce qui peut être perçu comme de l’ingérence est relativement simple : ces investisseurs recherchent des entreprises qui se comportent bien, se structurent de manière adéquate et intègrent les enjeux de durabilité visant une pérennité à long terme ! Une des conditions nécessaires pour atteindre cet objectif passe par une bonne gouvernance.

D’ailleurs, les initiatives dans ce sens se multiplient. De l’initiative Minder sous nos latitudes, au nouveau code de gouvernance des sociétés cotées de l’AFEP-MEDEF en France, les administrateurs et managers des entreprises doivent aujourd’hui reconnaître que les actionnaires ont des exigences et celles-ci ne sont pas prêtes de disparaître…

Publié sur Bilan où de nombreux autres blogs sont à découvrir.

Bilan & SFG // N. Guerdat // 26.08.13

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