La fin du röstigraben de la finance durable.

Genève innove et offre au secteur financier suisse une initiative pour promouvoir l’intégration de la durabilité dans la finance à l’échelle nationale. Fort du succès fédérateur de l’association « Sustainable Finance Geneva », une nouvelle plateforme, le « Swiss Sustainable Finance » (SSF) a vu le jour le premier juillet dernier. La fin d’une fragmentation régionale offre enfin aux pouvoirs publics un interlocuteur unique et représentatif.

SSF peut se targuer, dès son lancement, d’une représentativité remarquable du secteur financier. L’association rassemble en effet tant des prestataires financiers, spécialistes ou non de la finance durable, des investisseurs, et les pouvoirs publics. On notera tout de même au passage l’absence des deux grandes banques nationales du groupe des 60 organisations co-fondatrices.

L’objectif ? Créer les conditions cadres nécessaires à l’accélération de l’intégration des thématiques sociales et environnementales dans les décisions d’investissement ou de financement et faire de la Suisse le centre mondial des services financiers durables. Pas moins que cela !

En valorisant et développant les initiatives existantes, le but est de faire croître les 57 milliards de CHF de placements durables aujourd’hui gérés dans notre pays et ainsi pérenniser les principes de durabilité dans le secteur financier.

Une ambition bienvenue. La Suisse compte en effet un biotope unique d’experts en gestion d’actifs et plus de 200 acteurs dans l’investissement durable. A l’ère du sortir du secret bancaire, c’est une excellente manière de revitaliser l’image de la place financière Suisse, en capitalisant sur une réelle valeur ajoutée.

L’association de partenaires institutionnels, tels que le SECO et le WWF, également membres fondateurs, sont l’illustration de la volonté de SSF d’intégrer des partenaires pluridisciplinaires pour l’atteinte d’un impact social et environnemental positif au travers de la finance.

Le succès de cette initiative permettra de diversifier les recettes de l’activité de gestion traditionnelle en proposant un rendement à l’investisseur et un bénéfice pour la société.

Publié sur Bilan où de nombreux autres blogs sont à découvrir.

Bilan & SFG // N. Guerdat // 07.07.14

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