Ma banque is beautiful

Pas facile de faire la promotion pour une banque ou un service financier par les temps qui courent!

Fort heureusement, le monde créatif de la « comm. » nous a pondu deux concepts aussi simplificateurs que simplistes. On a le choix entre deux types de vision ces derniers temps. Celui de la banque, entité bienveillante et sympathique, qui se soucie de moi et de mon avenir et surtout du développement de mon économie locale. D’ailleurs son représentant est une femme ou un homme agréable qui prend le temps de répondre à mes interrogations et souvent favorablement à mes requêtes…

A l’inverse, l’image d’une institution, dénuée desdits charmants collaborateurs, qui véhicule le concept d’une banque « boîte à outils », agressive et opportuniste. Nul besoin d’un banquier, je fais son job à sa place, bien mieux qui plus est, et ça me coûte moins cher ! D’ailleurs “il n’y a pas de mauvais outils, il n’y a que des mauvais ouvriers”.

Il est bien évident qu’aucun de ces tableaux n’est le reflet de la réalité. La banque n’est pas une ONG. C’est une institution commerciale, qui remplit pourtant de multiples et nécessaires fonctions dans notre économie. Son but est bien d’accueillir l’épargne, gérer les moyens de paiement, assurer la sécurité des transactions financières et accorder des crédits. Parallèlement, les services de conseils, tant aux particuliers qu’aux entreprises, sont aujourd’hui nécessaires et peuvent se révéler créateurs de valeur.

Une étude de KPMG sur la durabilité du secteur bancaire suisse en 2012, nous propose une esquisse d’un modèle de banque dite de la prochaine génération. Cette dernière doit faciliter la transition vers une économie globale plus « durable ». Ses caractéristiques principales seront de « proposer des produits et services servant l’économie réelle. En cela elle devra assumer la responsabilité de gérer les impacts à court et long terme de ses décisions et de ses activités, prenant en compte les facteurs systémiques, environnementaux, sociaux et de gouvernance ».

Le plus dur sera peut-être de gérer les conséquences de leurs décisions…

Publié sur Bilan où de nombreux autres blogs sont à découvrir.

Bilan & SFG // N. Guerdat // 10.06.13

Comments are closed.

print