1-Réfléchissons à ce que nous pouvons faire ensemble au lieu de discuter de ce que nous croyons séparément …

Si nous considérons Septembre comme la rentrée après la coupure de l’été, alors la reprise fut bien triste et difficile. Mon attention s’est cette fois arrêtée sur des considérations géopolitiques. De sinistres nouvelles d’Afrique et du Moyen Orient avec des émigrants de plus en plus nombreux à périr aux portes de l’Europe, l’épidémie Ebola, et des “décapitations” faîtes par des criminels qui n’ont d’Islamique que le nom, oubliant la miséricorde et la compassion. Comment réagir à tant de misère économique et spirituelle? Quelle attitude privilégier à court terme et à long terme Pour notre monde et Contre “la chronique d’un chaos annoncé”?

Dans un premier temps, il y a toujours une réaction de repli sur soit et de rejet de l’autre, qui est pauvre, malade, barbare ou les trois à la fois. Contre les fléaux que sont les guerres, les épidémies, les crises et les haines, la solution est et a toujours été l’éducation.Ensuite, contre la montée des extrêmes et les jugements simplistes de rejet (d’une religion, d’une communauté, d’une classe sociale, d’un système économique ou maintenant d’une monnaie), notre histoire montre que c’est souvent en procurant un bien être social et économique que l’on se situe dans la réflexion et non plus dans la destruction.

A la succession des crises s’ajoute désormais un accroissement extrême de l’inégalité des richesses, ce qui n’arrange le dialogue. Pourtant, sur le terrain, communément, des acteurs sociaux et économiques innovent alors que trop fréquemment le débat entre politiques, discutant de leurs différences, reste stérile.

Combien de temps pour agir ensemble, chacun faisant sa part, au lieu de ne voir que ce qui nous sépare? De l’Intelligence Collective qui trouve de multiples solutions locales et reproductibles ou des hommes politiques qui parlent (justement au sein de parlements) pour accoucher de textes trop timides. L’un n’empêche pas l’autre, mais il y a tant à faire pour diffuser les “Micro” solutions venant de la société civile. Genève s’est illustré sur ce point avec le World Investment Forumet un partage d’expériences très constructif.

Noé n’a pas construit son arche aux premières pluies, mais bien avant. Et nous? Certains ont vu des nuages en 1972 lorsque le club de Rome publiait ses analyses, reconfirmées il y a peu. Ne pleuvait il pas lors des sommets de Rio en 1992 ou de Johannesburg en 2002? Et 2008, n’était ce pas un coup de tonnerre annonçant la tempête? A quand le déluge !!!

En finance on parle d’approche Bottom up et Top down pour sélectionner les “valeurs*” d’un portefeuille. N’a-t-on pas socialement la même situation depuis que nous avons changé de siècle? Un nouvel esprit se met en place, via les réseaux sociaux, avec une jeunesse qui communique sans frontière, qui partage ses idées ou ses biens grâce à #l’économie collaborative au lieu de se replier sur ses croyances. Cette approche Bottom up raisonne enfin mais reste marginale. Des philanthropes, des fondations, l’argent public, la Microfinance, l’ont aidée et lui ont permis d’essaimer. Maintenant #l’Impact Investing la fait grandir et des investisseurs soutiennent ces entreprises qui apportent une solution sociale et environnementale, d’abord à leur communauté, puis au reste du monde. Il faut au plus vite un relais Top Down, j’entends un soutien plus institutionnel, pour changer d’échelle, accompagné de mesures fiscales et législatives audacieuses afin de fixer un cadre. Au delà d’un nouvel outil de l’économie traditionnelle comme l’a été Internet, il serait bénéfique de voir un changement de paradigme où économie, écologie et écosystème partagent plus qu’une racine étymologique.

En effet avoir un travail et un rôle social offre à l’individu la possibilité de structurer son existence et de s’épanouir, surtout si c’est un travail qu’il aime au sein d’une entreprise dont il est moteur, et au service d’une communauté dont il est acteur. Passer par les petites entreprises et ainsi investir une partie de son patrimoine avec un impact, c’est participer aujourd’hui aux solutions qui viennent régler les problèmes de demain. Cela permet aussi de développer une ville, une population et une région en amenant une approche qualitative à la société en plus d’une croissance soutenable. Selon A. de Saint Exepury  « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible ». Ainsi l’investissement individuel et la responsabilité sociale deviennent compatibles et peuvent être reliés au delà de toute croyance ou différence.

*   terme ambigu lorsqu’on parle de sélection d’actions, sur lequel nous avons de moins en moins de visibilité et pour lequel un ordinateur tente de faire le même travail tous les centième de secondes.

SFG // A. Jung // 31.10.14

Comments are closed.

print